Ici, on tente de répondre à toutes vos questions. Et si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à nous contacter.

Questions concernant l’hébergement
Quelles sont les conditions pour pouvoir héberger un⸱e jeune ?
Nous demandons aux hébergeur⸱ses d’avoir la possibilité d’offrir un espace autonome et dédié au jeune, qui est souvent fatigué⸱e quand iel arrive et a besoin de dormir seul⸱e et en sécurité. Si vous ne bénéficiez pas d’une chambre / d’un espace fermé dédié pour lui/elle, nous demandons à minima que le⸱a jeune puisse avoir un espace séparé du vôtre, où il peut se reposer seul⸱e (si c’est dans le salon par exemple). Dans la mesure du possible, nous demandons également d’avoir un accès aux transports en commun afin que le⸱a jeune soit autonome.
Au-delà des critères concernant le logement, nous demandons aux hébergeur⸱ses de respecter nos valeurs et comportements concernant l’accueil. Toutes les informations seront spécifiées dans la charte que l’hébergeur⸱se devra nous renvoyer signée.
Comment se passe la mise en contact avec le⸱a jeune ?
Chaque jeune est accompagné⸱e par un binôme de référent⸱es qui établira le lien entre l’hébergeur⸱se et le⸱a jeune. Il est de la responsabilité de notre association de s’assurer que les conditions d’accueil du jeune sont réunies.
Comment faire pour les repas ? Doit-on cuisiner ou le⸱a jeune peut s’en occuper ?
En tant qu’hébergeur⸱se solidaire, vous vous engagez à veiller à l’alimentation du/de la jeune hébergé⸱e, à son hygiène et à son linge. L’association Aurore fournit des repas tous les midis, du lundi au vendredi et fournit 2 tickets repas pour le week-end. Selon le degré d’autonomie des jeunes, iels peuvent bien sûr cuisiner seul⸱es ou avec vous. Il faut avoir en tête que les jeunes, à leur arrivée, ne savent souvent pas cuisiner et ont également très peu connaissance de la cuisine française, qui peut être assez déroutante pour certain⸱es. Il est nécessaire de leur laisser du temps, afin qu’iel puisse s’adapter à leur rythme.
Comment s’assurer que le⸱a jeune se sente accueilli⸱e chez moi ?
Les bénévoles qui font leur première expérience d’hébergement ont souvent des appréhensions liées à l’alimentation, à la barrière de la langue, à la vie en collectif. N’oubliez pas que vous accueillez quelqu’un chez vous, soyez simple, recevez-le comme un⸱e ami⸱e. Le⸱a jeune aura besoin d’un temps d’adaptation nécessaire, de tisser un lien de confiance avec vous. N’hésitez pas à lui montrer qu’iel peut se sentir à l’aise.
Pensez à lui expliquer le fonctionnement des appareils électroménagers qu’iels ne connaissent pas, pour la plupart. Un double des clés peut leur être remis si vous le souhaitez et n’hésitez pas à exprimer clairement les règles que vous souhaitez fixer : horaires, repas… Restez à l’écoute pour trouver un équilibre entre sa routine et la vôtre.
Le maître mot, c’est évidemment le dialogue et le partage 🙂
Que faire si j’ai des questions pendant l’hébergement ?
Tout d’abord, nous recommandons de lire notre livret, qui comprend de nombreuses réponses.
Ensuite, le binôme de référent⸱es reste votre interlocuteur privilégié en cas de questions. Il peut aussi renvoyer vers un⸱e autre membre de l’association. Les rencontres inter-hébergeur⸱ses peuvent également permettre de poser vos questions et échanger avec d’autres.
Et quand je ne peux plus héberger ?
Dès le début de l’hébergement, nous fixons une durée, qui est d’une semaine (sauf cas d’hébergement d’urgence et de prêt de logement en autonomie), si vous hébergez pour la première fois. Si vous pouvez héberger plus longtemps, l’association se chargera de noter la période. Lorsque la période arrive à sa fin, nous nous occupons d’organiser le relai du/de la jeune vers un nouvel hébergement solidaire. Si vous hébergez à moyen/long terme, et de manière plus régulière, il est important de nous informer, dans la mesure du possible, plusieurs semaines/ mois à l’avance afin que l’on puisse se retourner et trouver une solution pour le⸱a jeune.
Est-ce possible d’héberger en mon absence, si je pars de Nantes ?
Nous sommes toujours en recherche d’hébergement pour les jeunes et votre geste mettra à l’abri des mineur⸱es qui auraient dormi à la rue. Dans ce cadre, il nous paraît essentiel d’établir une procédure et un ensemble de règles engageant l’association, l’hébergeur⸱se solidaire et également le⸱a jeune. C’est pourquoi, nous demandons à chacun⸱e de signer une charte spécifique pour l’hébergement en autonomie. Nous demandons également aux hébergeur⸱ses d’expliquer aux jeunes les règles de votre logement, et le fonctionnement de votre électroménager etc.
Est-ce légal d’accueillir chez moi un⸱e jeune MNA ?
C’est tout à fait légal d’accueillir chez vous un⸱e jeune MNA. L’article L622-4 du CESEDA précise que l’on ne peut pas être poursuivi pour avoir aidé une personne migrante lorsque l’aide « n’a donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte et consistait à fournir des conseils juridiques ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger, ou bien toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci ». De plus, tout le long de son jugement et/ou son recours, le⸱a jeune est en attente de jugement et donc, en cas de contrôle de police, ne risque pas d’OQTF (Obligation de quitter le territoire français) par exemple. Iel est mineur⸱e, et/ou en recours de minorité.
Je travaille la journée, que va faire le⸱a jeune pendant ce temps ?
Les jeunes suivent des cours auprès de l’association Ecole Hors-les-murs ou JEM, plusieurs jours par semaine. Certain⸱es sont
scolarisé⸱es au collège, en lycée professionnel ou au CFA. Quasiment tous les après-midi, les jeunes peuvent aller à TAMO, l’accueil de jour ou à la R’ssource. Et les midis, en semaine, iels peuvent déjeuner au sein de l’association Aurore. C’est donc assez rare que les jeunes restent à la maison, la journée, en semaine.
Je n’habite pas Nantes, puis-je héberger un jeune ?
Toutes les personnes qui veulent apporter leur aide sont les bienvenues 🙂 ll est cependant plus pratique d’un point de vue géographique que vous résidiez dans, ou à proximité de la métropole nantaise, notamment car nous mettons souvent en place des « groupements » d’accueil, composées de plusieurs hébergeur⸱ses. De plus, les suivis juridiques, médicales et scolaires des jeunes se font par des associations à Nantes. Nous privilégions donc les hébergeur⸱ses nantaises et dans la métropole nantaise. Si vous ne résidez pas à Nantes ou ses alentours, nous vous invitons à contacter des associations qui agissent dans votre département.
Et si l’accueil dans mon logement se passe mal ?
Le rôle des référent⸱es est de faire le lien entre l’hébergeur⸱se et le⸱a jeune ; n’hésitez pas à leur faire part des difficultés / questionnements que vous rencontrez au quotidien, un temps d’échange et de discussion pourra être mis en place. Vous pourrez ainsi faire le point et décider de la suite que vous voudrez donner.
Combien ça va me coûter d’héberger ?
En tant qu’hébergeur⸱se, vous vous engagez à assurer le gîte et le couvert du/de la jeune le temps de son recours auprès du juge. D’autres dépenses peuvent arriver (achat de vêtements, payer une place de cinéma lors d’une sortie avec vous, forfait téléphonique …) et cela sera à vous de décider. Des associations existent pour : les repas du midi en semaine, des vêtements gratuits ou peu chers, les démarches juridiques et de santé, les transports à Nantes.. Vous pouvez retrouver les informations dans le livret d’accueil.

Questions concernant le rôle de référent⸱e
Quelles sont les étapes préalables pour devenir référent⸱e ?
Afin de devenir référent⸱e, il est important d’avoir échanger au préalable avec un⸱e membre de l’association et d’avoir convenu ensemble de votre début d’engagement. Ensuite, il sera obligatoire de nous renvoyer la charte référent⸱e signée et vos documents d’identité.
Comment se passe la mise en contact avec le⸱a jeune ?
Le rôle de référent est assuré en binôme.
Vous ne serez donc pas seul⸱e pour assurer cette fonction.
En fonction des informations données lors de notre rencontre, nous vous mettrons en relation avec un⸱e jeune, en organisant et facilitant une première rencontre avec lui/elle. Nous vous accompagnerons au mieux pour vos premières étapes, et vous aurez également le livret d’accueil et d’autres documents sur lesquels vous pourrez vous appuyer.
A quelle fréquence dois-je rencontrer le⸱a jeune dont je suis référent⸱e ?
Nous vous demandons à minima un contact hebdomadaire avec le⸱a jeune, notamment au début, sous une forme ou sous une autre : rencontre devant un café, sortie culturelle, aide aux devoirs ou même simplement un appel si vous êtes peu disponible à un moment donné. Ce qui importe c’est que le⸱a jeune doit pouvoir compter sur vous.
Faut-il s’y connaître en droit ?
Quand le⸱a mineur⸱e arrive, iel commence un véritable parcours du combattant pour faire reconnaître sa minorité. Vous ne vous substituez pas aux associations qui accompagnent les aspects juridiques, de scolarisation, de santé mais vous êtes un repère et allez l’aider à contacter les structures partenaires pour effectuer ses démarches.
Il ne s’agit pas de connaître toutes les arcanes administratives ou juridiques mais de l’aider à comprendre notre société, sans jamais se substituer à lui/elle.
Dois-je demander au jeune de me raconter son parcours, son voyage ?
Chaque jeune a sa façon de réagir aux événements traumatiques qu’iel a vécu. Certain⸱es vont raconter rapidement des épisodes très douloureux de leur passé, d’autres non. Dans tous les cas, il est souhaitable de laisser le⸱a jeune venir à vous et de ne pas être intrusif. Pour des raisons complexes, la verbalisation des événements vécus n’est pas toujours possible.
Par ailleurs, il sera important de rester attentif⸱ve à d’éventuels changements de comportement comme le repli sur soi ou l’agressivité ; manifestations de souffrance psychique. Si c’est le cas, l’association pourra vous orienter vers des structures de soutien psychologique, après accord du/de la jeune.
Que faire si j’ai des questions ?
Tout d’abord, nous recommandons de lire le livret de l’association, qui comprend de nombreuses réponses. Également, vous aurez accès à une FAQ (Foire aux questions) dédié au rôle de référent⸱e. Là encore, vous ne serez jamais seul⸱es face aux jeunes ; les membres du dispositif de l’association Wontanara seront vos interlocuteur⸱ices privilégié⸱es et vous pourrez les joindre par téléphone ou par mail. Par ailleurs, tous le 2 mois environs, nous organiserons des rencontres inter-référent⸱es afin de faciliter les échanges.
Que faire si je souhaite arrêter mon rôle de référent.e ?
Il est important de s’engager sur un temps suffisamment long car la relation de confiance va mettre un certain temps à se créer avec le/a jeune. Nous comprenons néanmoins que des aléas peuvent arriver, ou toute autre raison qui vous amèneront à arrêter. L’idéal, pour favoriser un bon accompagnement pour les jeunes, est de prévenir suffisamment en avance de votre souhait d’arrêter votre accompagnement afin qu’une passation soit organisé avec un⸱e autre référent⸱e.

Questions concernant la situation des jeunes MNA
Comment les jeunes entrent en contact avec Wontanara ?
Les mineur⸱es non accompagné.es (MNA) en France doivent être pris en charge par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), le service de protection de l’enfance dépendant du Département. Toutefois, après une évaluation, le Département peut remettre en cause la minorité du/de la jeune. Iel ne sera donc pas mis à l’abri au sein de structures départementales, et se retrouve ainsi à la rue, le temps de son jugement devant la juge des enfants de Nantes puis, en cas de décision négative, le temps de son recours auprès de la Cour d’Appel des Mineurs à Rennes. Pour en savoir plus sur le parcours juridique des jeunes, vous pouvez consulter votre livret d’accueil.
Suite au résultat négatif de leur évaluation au sein du foyer de mise à l’abri de France Terre d’Asile, les jeunes sont orienté⸱es directement vers TAMO ou La R’ssource, les accueils de jour et ensuite, ont connaissance de toutes les associations qui peuvent les accompagner, dont Wontanara.
Quel est l’avenir de ces jeunes en France ?
Tout au long de leur parcours juridique qui leur incombe de prouver leur minorité, le⸱a juge des enfants à Nantes peut attester de sa minorité et donc enclencher une prise en charge auprès de l’ASE. En cas de refus de sa part, un appel de la décision peut être lancer auprès de la cours d’appel de Rennes. Ici, la décision peut, encore une fois, être positive ou négative.
Si le⸱a jeune est pris en charge avant ses 18 ans, il est également possible de bénéficier d’un « contrat jeune majeur », lié à son projet professionnel. Ce dispositif prolonge sa prise en charge jusqu’à, potentiellement, ses 21 ans par le Département.
En cas de refus auprès de la juge de Nantes et de la cours d’appel de Rennes, le⸱a jeune n’a plus de recours juridique possible. Après ses 18 ans, iel pourra éventuellement lancer une demande de titre de séjour. Il est essentiel d’être accompagné⸱e par des avocat⸱es.
Si vous avez d’autres questions auxquelles vous n’avez pas trouvé réponse ici, vous pouvez nous contacter directement :

